Qualité du lait : acides gras
L’une des théories les plus souvent discutées sur les systèmes de traite automatique concerne la qualité de la graisse.
Des études antérieures ont montré que la graisse est plus endommagée dans les systèmes de traite automatique que dans les systèmes de traite traditionnels. L’acide caproïque et l’acide butyrique sont les principaux acides gras responsables du goût rance indésirable dans les fromages affinés.
Une méthode d’analyse développée par Agroscope a permis de détecter ces deux acides gras dans le lait provenant de systèmes de traite automatiques et traditionnels. Le graphique de la figure 1, illustre la différence significative entre les 25% meilleurs des deux méthodes.


Sur les 50 AMS installés dans le cadre de l’étude, 21 producteurs ont enregistré une baisse de la teneur en acides gras libres, dont 9 une baisse significative. En revanche, chez les 29 producteurs laitiers restants, la teneur en acides gras libres a augmenté, dont 22 de manière significative.
Résumé
Même si la situation est beaucoup plus complexe, qu’il existe de nombreuses variables et que l’AMS a parfois permis d’améliorer la qualité du lait, on peut affirmer que la proportion d’acides gras, notamment d’acide butyrique et d’acide caproïque, est en moyenne plus élevée dans le lait trait par les AMS.
Un AMS ne signifie donc pas nécessairement une moins bonne qualité du lait, mais dépend de nombreux facteurs. Une étude menée par Woodhouse en 2023 a analysé les facteurs responsables de l’augmentation des acides gras libres. Un résumé des résultats est présenté dans le graphique ci-dessous.
