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Emploi

Où puis-je trouver un poste d'alpagiste ou du personnel pour mon alpage ? Quels sont les éléments du contrat de travail ? Y a-t-il des salaires indicatifs dans l'économie alpestre ? Et à quoi faut-il faire attention lorsque l'on engage du personnel étranger ? Ces informations et d'autres autour de l'emploi à l'alpage sont mises à disposition ici.

Table des matières

This entry is part 3 of 7 in the series Exploitation d'estivage et personnel d'alpage

Marché de l’emploi et personnel auxiliaire

Le site zalp.ch est la plus grande plate-forme de placement pour les postes et le personnel d’alpage en Suisse et en partie aussi dans les pays voisins. Les alpagistes peuvent y publier gratuitement une annonce.

L’Alpofon (078 813 60 85) d’IG-Alp est en service du 1er juin au 31 septembre. Il sert d’intermédiaire en cas d’absence de personnel, aide en cas de problèmes relevant du droit du travail et apporte son soutien pour les questions relatives à la fabrication du fromage, aux animaux et à l’alpage.

D’autres offres d’emploi sont publiées dans des revues agricoles régionales.

La plateforme de Fromage d’alpage suisse “La vie à l’alpage” offre une vue d’ensemble des alpages avec transformation du lait.

De nombreux alpages suisses sont répertoriés dans le cadastre électronique alporama.ch (en allemand), projet du Groupement suisse pour les régions de montagne (SAB) en collaboration avec la SSEA.

Les organisations suivantes aident à trouver du personnel auxiliaire dans les alpages suisses :

Contrat de travail

En principe, les rapports de travail sur l’alpage sont réglementés, selon le canton, par le contrat-type de travail (CTT) agricole correspondant. Le canton des Grisons est le seul à disposer également d’un CTT pour le personnel d’alpage et de berger (CTT d’alpage ; en allemand). La version révisée de ce dernier est en vigueur depuis le 1er mars 2022. Le CTT Alpage précise certains aspects spécifiques aux alpages tels que les indemnités de vacances et de loisirs, le logement, les assurances ainsi que la durée des rapports de travail. Ainsi, le CTT Alpage s’applique en principe à tous les contrats de travail sur les alpages grisons.

Si quelque chose doit être réglé de manière différente ou plus précise, cela doit être consigné dans un contrat écrit. Si une situation n’est pas réglée dans les CTTs ou un contrat, c’est le Droit des obligations qui s’applique. La loi sur le travail ne s’applique pas à l’alpage, car elle n’inclut pas les “entreprises de production agricole primaire” (art. 2, al. 1d de la loi sur le travail).

Indépendamment de cela, il est recommandé à tous les alpages de conclure un contrat de travail avant le début de l’alpage, dans lequel sont consignés les obligations, les droits, le salaire et les assurances. Le contrat mentionne toutes les parties, les salaires bruts et nets, les charges sociales, l’indemnisation du logement et de la nourriture, le temps de travail et les travaux spéciaux tels que l’épandage du fumier, le nettoyage des pâturages, la préparation du bois de chauffage et autres.

Avant de conclure un contrat de travail, il est recommandé d’organiser un entretien d’embauche afin de créer la confiance nécessaire à un engagement réussi. Demander des références est une aide supplémentaire pour les deux parties afin de prendre la bonne décision.

Des formulaires de contrat préétablis peuvent être obtenus auprès des services cantonaux :

Salaires indicatifs et prestations sociales

Il n’existe pas de salaires d’alpage réglementés de manière uniforme. Dans le canton des Grisons, l’association des alpagistes grisons et l’association des agriculteurs grisons négocient chaque année des salaires indicatifs pour le personnel d’alpage. Les salaires indicatifs du personnel d’alpage des Grisons servent également de référence pour d’autres régions.

➔ Directive salariale pour le personnel d’alpage grison (➔ Löhne & Entschädigungen ; en allemand)

Les petits alpages se basent alternativement sur la directive salariale pour le personnel extrafamilial travaillant dans l’agriculture (➔ Lohnrichtlinie_xxxx_F), qui est négociée chaque année par l’USP, l’USPL et l’ABLA. Ces salaires indicatifs sont également recommandés pour le personnel d’alpage sans expérience et pour le personnel d’alpage étranger.

Attention : Les salaires indicatifs ne sont pas contraignants ! Le salaire doit impérativement être fixé par écrit avant le début de l’alpage.

Toutes les informations importantes concernant les salaires indicatifs et la répartition des prestations sociales dans l’économie alpestre sont décrites sur zalp.ch (en allemand).

Le Plantahof offre un exemple de décompte de salaire selon le contrat d’engagement avec outil de décompte de salaire (➔ Salaires & indemnités ; format excel en allemand) à télécharger.

Travail au noir

La loi sur le travail au noir (en vigueur depuis 2008) exige que toute personne travaillant sur un alpage soit en principe soumise à la loi sur le travail. Cela signifie que l’employeur-euse doit l’assurer contre les accidents, etc. et qu’elle doit payer les cotisations sociales (AVS, etc.) sur le salaire. Cela vaut pour toutes les personnes qui ne passent pas leurs vacances sur l’alpage, mais qui y travaillent. Elles doivent être annoncées par l’employeur-euse au contrôle des habitants de la commune ou à l’office du travail dès leur entrée en fonction. La loi sur le travail ne s’applique pas si un membre de la famille part à l’alpage pour quelques semaines et apporte son aide.

Si une personne effectue une mission de courte durée et gagne moins de Fr. 2’300 bruts au total par an et auprès du même employeur-euse, elle est exonérée des charges sociales. La personne salariée peut toutefois demander que les cotisations soient également prélevées sur ce salaire.

La main-d’œuvre étrangère doit être déclarée par l’employeur-euse dans les 8 jours suivant l’entrée en fonction pour l’impôt à la source des administrations fiscales cantonales, faute de quoi l’engagement est considéré comme du travail au noir.

Personnel d’alpage étranger

Sans le personnel étranger, tous les alpages ne pourraient de loin pas être exploités. Selon le pays d’origine et la durée de la mission en Suisse, les règles suivantes s’appliquent au personnel étranger :

Main d’oeuvre en provenance des pays de l’UE/AELE

Pour les emplois à l’alpage jusqu’à 3 mois, il n’est pas nécessaire d’avoir une autorisation de travail ou de séjour. Tous les travailleur-euse-s doivent cependant être annoncés au plus tard le jour précédant le début du travail (auprès de l’office cantonal de l’emploi, de la commune ou du Secrétariat d’Etat aux migrations (SEM)).

Pour les emplois de plus de trois mois et jusqu’à un an, les étranger-ère-s ont besoin d’un permis de séjour de courte durée (L). Ce dernier est délivré sur présentation d’un contrat de travail. La durée de validité de ces autorisations de séjour dépend de la durée du contrat de travail. Les formulaires de demande sont disponibles auprès des autorités cantonales des migrations et de l’emploi.

Les pays de l’UE/AELE sont : Allemagne, Autriche, Belgique, Bulgarie, Chypre, Croatie, Danemark, Espagne, Estonie, Finlande, France, Grèce, Hongrie, Irlande, Islande, Italie, Principauté du Lichtenstein, Lettonie, Lituanie, Luxembourg, Malte, Norvège, Pays-Bas, Pologne, Portugal, République tchèque, Roumanie, Slovaquie, Slovénie et Suède.

Main d’oeuvre en provenance d’Etats non mebres de l’UE/AELE

La pratique d’admission pour les ressortissant-e-s de pays tiers est restrictive. Dans un cadre limité, il existe une réglementation d’exception pour les stagiaires agricoles qui sont placés par une association professionnelle ou une institution d’utilité publique et dont la demande est approuvée par les autorités cantonales et le SEM. De tels stages peuvent être demandés pour une durée maximale de 4 mois par année civile et une seule fois.

Plus d’informations se trouvent auprès du Secrétariat d’État aux migrations ou des autorités cantonales des migrations et de l’emploi.

Impôt à la source pour les étranger-e-s

Tout salaire est soumis à l’impôt ou à la retenue à la source, même pour les emplois de courte durée. L’employeur‑euse doit déclarer le travailleur-euse étranger-ère à l’administration fiscale cantonale dans les 8 jours suivant l’entrée en fonction (formulaire d’inscription à la commune ou à l’administration fiscale cantonale). Si cela n’est pas fait, il sera sanctionné comme s’il s’agissait de travail au noir. Les barèmes de l’impôt à la source en vigueur sont disponibles auprès des administrations cantonales de l’impôt à la source.

Impressum

Photo de couverture : AGRIDEA

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